Obsolescence programmée : enquête ouverte contre Epson

Obsolescence programmée : enquête ouverte contre Epson

Obsolescence programmée : enquête ouverte contre Epson

Des cartouches d’imprimantes pas vraiment vides

Nous vous l’avions annoncé en septembre dernier, l’association HOP venait de déposer une plainte contre les principaux acteurs du marché de l’imprimanteque sont HP, Canon, Brother et Epson. Le siège de ce dernier étant situé à Levallois-Perret, il est le premier à s’attirer l’œil de la justice française.

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Ces constructeurs, et plus particulièrement Epson en ce qui concerne l’enquête qui vient de s’ouvrir, sont accusés de bloquer les impressions de leurs machines alors que les cartouches ne sont pas réellement vides. Si ces allégations ne sont pas réellement nouvelles (nous nous faisions déjà l’écho de cette situation en 2015, quand Epson était pointé du doigt par une entreprise américaine), elles permettent aujourd’hui d’enquêter sur l’obsolescence programmée, à présent interdite par la loi française. Reste à voir quelles seront les conclusions de l’enquête et, surtout, la position d’Epson, qui rétorquera certainement — c’est une réponse que nous avons souvent reçue de la part des constructeurs lors de nos tests — que cette marge de sécurité est définie pour ne pas risquer d’endommager les imprimantes en fonctionnant à vide.

Pour rappel, c’est également l’association HOP qui vient de déposer une plainte contre Apple, toujours pour obsolescence programmée.

Une première plainte pour obsolescence programmée vise les imprimantes

Canon, Epson ou encore HP dans le viseur

Les fabricants d’imprimantes réduisent-ils volontairement la durée de vie de leurs produits ? Ils sont en tout cas visés par une plainte allant en ce sens, déposée par une association de consommateurs.

Pour la première fois en France, les fabricants d’imprimantes sont accusés de pratiquer l’obsolescence programmée. L’association Halte à l’Obsolescence Programmée (HOP) a en effet déposé une plainte visant Brother, Canon, Epson et HP auprès du Procureur de la République de Nanterre. Cette accusation est basée sur une enquête réalisée par ses soins au cours des derniers mois, apportant diverses preuves de ces pratiques.

Dans un rapport complet qui recoupe pas mal de vérités que nous nous efforçons d’ailleurs nous-mêmes souvent de rappeler au fil de nos tests et comparatifs dans le domaine des imprimantes, l’association aborde diverses problématiques intéressantes à soulever. Elles vont de ces pièces de rechange trop rarement disponibles pour réparer un produit, obligeant à un remplacement complet (bloc d’alimentation, chariot de cartouches), jusqu’à ce fameux tampon absorbeur d’encre qui — supposément plein — peut bloquer le fonctionnement de l’imprimante après un certain nombre d’impressions défini au préalable. Sachant que des cycles de nettoyage des têtes d’impression trop fréquents ont, en plus, tendance à le remplir, tout en vidant les cartouches plus vite. Le genre de pratiques que dénonce HOP.

L’obsolescence programmée, pratique délicate à prouver

L’obsolescence programmée, interdite par l’article L. 441-2 du Code de la consommation, est toutefois difficile à prouver devant la justice. Si un fabricant reconnu coupable de cette pratique est passible de 300 000 € d’amende (voire jusqu’à 5 % de son chiffre d’affaires annuel) et d’une peine de prison de deux ans, la partie est loin d’être gagnée pour HOP, comme l’explique Me Arnaud Gossement, avocat spécialisé, interrogé dans le cadre d’un reportage du JT de 20h de France 2 consacré à ce sujet et diffusé mardi 19 septembre (à partir de 26 minutes et 30 secondes).

« Il va falloir démontrer l’intention du fabricant, il va falloir aussi démontrer que le produit aurait pu durer plus longtemps, il ne faut pas non plus que cela soit jugé comme étant une erreur du fabricant, et il va falloir également réussir à prouver que cela se fait à grande échelle, que ce ne sont pas juste un appareil ou deux qui auraient pu durer plus longtemps » commente-t-il, estimant que la plainte aura des difficultés à déboucher sur une condamnation. Laissons la justice travailler et comptez sur nous pour suivre les évolutions de cette affaire.

source: les numériques.com

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